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Pas le temps de réfléchir, je me lance

 

Ce fut un jour de tsunami. Le second de ma vie.

 

Mais je ne vous parlerai que de ce jour où la route de notre couple s’est divisée pour prendre des directions différentes.

 

C’est alors que je me suis demandé :

 

 « que sais-tu faire, Vinh ?« 

 

Dans le cabinet de gestion que nous avions créé ensemble 14 ans plus tôt, mon rôle pouvait s’apparenter à celui de responsable des ressources humaines, manager et relation clients.

J’avais aussi mis en route une unité de formation continue. 

 

Or je me retrouvais sans aucune ressource.

 

Deux constats :

 

•  je n’avais pas de certificat de travail puisque je travaillais sans aucun salaire ni compensation financière, comme, dans ma tête, il me semblait qu’il était normal de faire 


•  mais ce jour-là, une pensée obsessionnelle a pris place : je devais gagner de l’argent tout de suite.

 

 

Définir des critères de choix

 

J’avais formé notre secrétariat et celui d’autres cabinets à la micro-informatique.

 

J’avais aimé cela et mes clients avaient apprécié.

 

Alors je me suis dit : « pourquoi ne pas faire de la formation ? »

 

J’ai donc décidé de créer une société de formation à la micro-informatique.

 

Mais tout d'un coup une petite voix se fait entendre

 
C’est la voix de l’imposteur 

 

Alors que je prépare ma première intervention, une petite voix vient perturber ma réflexion.

 

Et tout d’un coup arrivent les petites phrases assassines :

 

•  « Mais… tu n’es pas  formatrice »

• « Et si tu ne sauras pas répondre aux questions »

• « Tu n’y connais rien »

doute imposteur talents métier

Ça y est : le syndrome de l’imposteur s’installe.

Je ne me sens plus à ma place.

J’ai même du mal à imaginer le fil conducteur du cours. 

Dans ma tête je ne suis pas légitime

 

Bien sûr, j’ai formé un ou deux utilisateurs à la fois, pour un but précis, le secrétariat d’un cabinet de gestion, durant un temps court 2 demi-journées maxi.

Vous voyez, à défaut d’être une formatrice experte, j’étais un imposteur expert…

 

Vous connaissez le process ?

C’est bien ça, n’est-ce pas ?

Juste une pause avant de continuer.

Si, en pensant à votre projet,

vous vous demandez :

« en suis-je capable »

 

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« OUI. JE CROIS EN MOI »

Mettre les choses au clair dans ma tête

 

J’étais très pressée d’être à l’aise dans cette nouvelle activité que je voulais lancer.

 

Il fallait que je sois bien dans ma tête pour être bien dans mon action.

 

 

 

Savoir pour quoi je me battais

 

 

D’abord je me suis demandé pour quoi je me battais. J’avais besoin de donner un sens à mon action.

 

Ce qui était important pour moi était d’assurer l’avenir de mes enfants et de garder ma dignité.

 

 

 

Savoir ce que je ne voulais pas

 

 

Je me suis aussi demandé : que se passerait-il :

 

• si je ne faisais rien ?

• et si je suivais les conseils de mes amis : « attaque ton mari, prends un avocat,… », le combat juridique en quelque sorte. 

 

 

Je me suis représentée ne faisant rien :

 

L’incertitude, mes enfants mal à l’aise devant leurs amis, leur avenir compromis, la perte de dignité pour moi, la déchéance.

Quel spectacle !

Sûrement je ne voulais pas cela.

Et cette image m’a redonné de l’énergie, la volonté de ne pas me laisser faire.

 

 

Je me suis représentée uniquement engagée dans le combat juridique :

 

J’imaginais l’angoisse des documents à fournir, les histoires pas sympa à raconter, les méchancetés à rapporter, les années que cela allait prendre, …

Une ambiance sordide qui me dégoûtait déjà.

Cela m’a donné une envie féroce de trouver une autre solution pour que le divorce ait lieu à l’amiable.

 

J’y ai même perdu, sauf ma dignité et… mon énergie.

 

 

Comment j'ai négocié avec l'imposteur

 

Ce qui se passe au niveau de la raison

 

Je partais donc avec l’idée qu’il me fallait des revenus pour assurer l’avenir et le bien-être de mes enfants et pour garder ma dignité.

Ces deux idées étaient le coeur de mon action et lui donnaient un sens.

Je savais maintenant dans quelle direction avancer.

 

Mais quid de mon émotion

 

Quid de ce sentiment de ne pas être à ma place, de cette sensation d’incertitude ?

Il fallait que je trouve un équilibre émotionnel.

 

J’ai donc regardé ce que l’on me demandait :

enseigner l’usage de  l’informatique à des femmes au chômage depuis longtemps, qui avaient été surtout des opérationnelles, la plupart n’ayant qu’un petit bagage culturel.

 

En partant de cette demande client, j’ai décidé de me limiter aux bases d’un tableur et d’un traitement de texte pour ne pas effrayer ni bloquer ces femmes plutôt habituées à l’action.

Des notions de base que je savais fort bien manipuler.

Donc, au lieu de donner un maximum de connaissances à ces personnes, j’étais décidée à les rendre autonomes dans ces notions de base.

 

J’ai défini les notions de base qui leur seraient utiles pour tenir un poste d’employée de bureau et non d’experte en informatique.

En même temps j’imaginais un niveau 2 et un niveau 3 pour celles qui auraient la volonté de poursuivre, mais je les gardais pour moi.

 

Savoir où se trouve mon niveau d’aisance

 

C’est vrai que je me suis sentie à ma place dans ce module pour débutants.

Je savais que je n’avais pas besoin d’aller dans les fonctions avancées tout de suite, car elles n’étaient pas utiles à mes clientes. Ce qui me laissait du temps pour les approfondir.

 

J’en savais un peu plus que ce que je devais transmettre. Cela me donnait une certaine latitude qui me faisait me sentir à l’aise.

Oui. Les critères que j’avais posés et le plus que j’avais par rapport à mes clientes me donnaient la sensation d’être à ma place, d’être l’experte au niveau initiation. 

Ouf ! comme je me sentais mieux.

Et l’imposteur ne s’est plus fait entendre.

Si vous vous demandez  :

« ai-je des talents ? »

 

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« OUI. JE CROIS EN MOI »

Si vous ne reconnaissez pas vos talents, l'imposteur en profitera

Et il ne fera rien de bon pour vous, soyez-en sûre

 

Voici l’histoire de Laurent qui avait, lui aussi, un fort sentiment d’illégitimité, d’imposture et que j’ai accompagné pour qu’il puisse répondre à un entretien d’embauche.

Le danger de la trop grande modestie

Je me souviens de cet appel téléphonique. Lise m’appelle et me dit que son mari, Laurent, doit rencontrer un recruteur  le lundi suivant. Et qu’il se sent très mal à l’aise. Elle me demande si je peux lui donner un rendez-vous en urgence. 

 

Je reçois Laurent qui est couvert de boutons, genre eczéma. 

 

Laurent est un jeune homme de 25 ans qui n’a fait que des petits boulots et, à ce moment-là, officiellement, il était coursier dans une toute petite structure.

 

En réalité, Laurent distribuait les courses aux différents coursiers en l’absence fréquente de son patron.

 

Il avait aussi imaginé  seul un système d’entrepôt pour des appareils informatiques dont il gérait les stocks sur Excel.

 

Il en avait aussi négocié seul les conditions, alors que le propriétaire de la structure s’en était désintéressé.

 

Laurent disait qu’il faisait ça mais que ce n’était pas un métier. C’étaient juste des « trucs » qu’il faisait pour rendre service.

 

Il ne cessait de se gratter les bras, presque jusqu’au sang.

 

Il me dit qu’il n’avait jamais eu de rendez-vous de recrutement. Qu’il n’avait pas de références sérieuses. Sa femme l’avait un peu forcé à répondre à une annonce. Une grosse société de transport recherchait quelqu’un pour répartir les courses.

 

Laurent avait une peur affreuse de ne savoir quoi dire, quoi répondre.

Il pensait devoir tout savoir sur le transport, sur les livraisons. Etre capable de tout savoir sur tout. 

Il ne se sentait pas à sa place. Il pensait ne pouvoir être que coursier.

 

Je lui ai alors demandé s’il connaissait des personnes qui savaient tout sur tout.

Il m’a répondu « Oh ! oui ».

Je lui ai demandé ce qu’il pensait de ces personnes.

 

Il m’a répondu spontanément :

« Ils sont puants. Ils sont arrogants. On ne peut rien leur apprendre. Ils ont toujours raison, même quand ils ont tort. Ils savent tout sur tout. Même avant qu’on ait terminé notre phrase. Ils ne donnent pas confiance. »

 

« Alors, dis-je, vous voulez ressembler à ces gens-là ? »

« Sûrement pas, s’écrie-t-il. Pourquoi me dites-vous ça ? »

« D’après ce que vous me dites, vous voulez pouvoir répondre à toutes les questions du recruteur, tout savoir sur tout et donner l’impression que vous n’avez rien à apprendre sur le métier. C’est bien ça ? »

 

Là, il y a eu un grand silence. 

 

« Est-ce qu’on a le droit de ne pas savoir ?

« Est-ce qu’on a le droit de dire « je ne sais pas mais je peux apprendre ? » 

 

Arrivé à ce point de réflexion, Laurent commençait déjà à secouer fortement le sentiment d’imposture. Et lui-même me dit :

« En fait je suis timide, et j’ai déjà fait plein de choses qui sont au-delà du rôle de coursier.« 

 

Nous entamons un travail sur le positionnement d’un candidat, la façon de mener délicatement l’entretien, et Laurent s’est senti prêt pour rencontrer le recruteur le lundi suivant.

 

Et il a superbement mené les choses puisqu’il s’est retrouvé à 3 échelons au-dessus du niveau de l’annonce.

Pour gagner sur l'imposteur, ayez l'honnêteté de reconnaître vos talents

Laurent est un homme plein d’imagination. 

 

Non. Il n’est pas diplômé d’une quelconque grande école.

 

Mais c’est un « débrouillard ». Il est intelligent, adaptable.

 

Trop modeste ou écrasé par le manque de reconnaissance de son patron, il ne s’est même pas rendu compte qu’il rendait de superbes services à l’entreprise, allant au-delà de son rôle.

 

Il est resté coincé dans l’idée qu’il était coursier et qu’il demeurerait coursier.

 

Heureusement sa femme croyait plus en plus que lui-même !… 

Si vous vous demandez  :

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« OUI. JE CROIS EN MOI »

Trois clés pour débuter comme un expert

Choisissez le DOMAINE où vous êtes à l'aise

Parmi tous vos talents, repérez ceux dans lesquels vous êtes vraiment à l’aise , même si on vous pose une question à son sujet à l’improviste.

 

Ce sont des domaines que vous abordez fréquemment et pour lesquels vous avez plein d’astuces. 

 

Ce ne sont pas des domaines où vous « bidouillez ».

 

Si je prends par exemple le domaine de de la couture, je sais faire des ourlets, recoudre des boutons, consolider une couture, mais je ne peux pas dire que je l’y sens à l’aise.

 

Car, en effet, je ne sais pas choisir un fil pour un type de tissu, je ne sais pas dans quel ordre monter les différentes pièces d’un manteau, …

 

Je pourrais le faire, mais l’ordre dans lequel je les monterais ne garantira pas le bon « tombé » du manteau.

 

Par contre si vous avez su habiller toute votre famille, que vous avez réussi une belle robe de mariée pour votre meilleure amie, en prenant quelques cours de base, vous pourrez vous sentir prête à créer des ateliers de couture, écrire des guides, faire des démonstrations, …

 

 

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Choisissez le NIVEAU où vous êtes à l'aise

De plus, choisissez le bon étage. 

 

 

A quel étage êtes-vous experte ?

 

Niveau débutants, faux débutants, experts ?

 

Annoncez votre niveau clairement, bien sûr avec tact, comme étant votre coeur de métier, maintenant. 

 

Si votre expertise est claire pour vous

 

• elle le sera pour votre client, qui saura ce qu’il peut attendre de vos interventions

• de plus votre cerveau saura qu’il est « chez lui », ce lieu de sécurité d’où il peut progresser

 

Vous évitez donc l’instabilité qui amène ce sentiment de ne pas être à votre place, d’être illégitime, d’être un imposteur.

 

L’étage d’expertise se définit par votre domaine d’expertise ET par le niveau de votre expertise par rapport aux besoins du client que vous ciblez.

 

Votre expertise se trouve au niveau où vous êtes à l’aise

Les questions qui aident à se débarrasser de l'imposteur

« à qui – ce que je sais – aujourd’hui – est-il utile ? »

« quelles sont les limites de ce que je sais aujourd’hui ? »

 

 

Soyez honnête avec vous-même. 

 

Sachez ce que vous savez faire avec aisance et plaisir.

 

Sachez quelles sont vos limites.

 

Installez-vous là où vous êtes à l’aise et, pas à pas, grimper dans les niveaux d’expertise.

 

L’imposteur n’aura plus rien à vous dire…

 

Si, comme pour Laurent, le syndrome de l’imposteur se manifeste par cette peur de ne pas tout savoir, de ne pas être capable de répondre à toutes les questions,

 

Eh bien : choisissez d’être là où vous avez réponse pratiquement à tout. 

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Pour résumer

•  Choisissez le bon domaine  et le bon niveau. Choisissez le bon « chez vous » 

•  Soyez fière de votre produit ou de votre service

•  Pensez que vous rendez service 

 

C’est de là que vous pourrez, pas à pas, faire progresser votre expertise, en étant toujours à votre place.

 

Vous verrez que vous vous sentirez bien dans votre peau et dans votre tête. 

Avant de quitter cette page,

pensez à emporter votre guide

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